lundi 20 août 2012

Un petit tour du côté de la Meije

Pendant que certains reprennent le chemin des bancs, que d'autres travaillent en attendant des jours heureux, avec Marina, Fabien et Johann nous sommes allés passer deux jours en hauts lieux.
L'idée était de Fabien et il faut avouer qu'il n'a pas trop fallu nous motiver pour y adhérer.

Deux grosses journées de montagne comme je les aime.
départ de Tende à 20h vendredi soir pour une arrivée du côté de Briançon vers 1h du mat (pause pizza en Italie oblige). Pas des meilleures comme nuit.
Lever 7h pour prendre la première benne à 8h30 à La Grave direction la gare intermédiaire de Peyrou d'amont.
S'en suit la montée par les Enfetchores direction la brèche de La Meije, qui a elle seule représente déjà une petite course (du rocher, du glacier et 1100m de déniv). Pour 14h on est au refuge du promontoire.
La bascule côté promontoire, pour apprendre que 2 cordées nous précèdent et qu'il n'y a donc plus de place pour un bivouac au sommet, n'est pas la meilleure partie de la course. On prendra donc notre temps pour se refaire une petite santé avant de repartir sur l'arête du promontoire sur le coup de 16h.

On aura la chance de faire de jour ce que la majorité des cordées fait de nuit, ce n'est pas plus mal, mais il nous un coûte un sac bien plus lourd puisqu'il nous faut transporter nos affaires de bivouac.
L'itinéraire est magnifique et penser que ça a été ouvert en 1877 à la montée et à la descente est tout simplement bluffant.
Arriver du côté de notre aire de bivouac vers 21h, c'est juste le temps qu'il nous faut pour faire fondre de la neige et se préparer à manger avant que les étoiles ne viennent envahir le ciel pour une nuit carrément douce. Il est bien 23h quand on tente de s'endormir.
Lever 4h45 pour repartir vers de nouvelles aventures sur le coup de 6h30, d'abord traverser le glacier carré avant de filer en direction du sommet que l'on atteindra peu avant 9h.
Du sommet du grand doigt, c'est une autre aventure qui commence. On quitte le fil du pilier pour le fil des arêtes, il nous faudra monter et descendre à quatre reprises avant de gagner le doigt de dieu sur le coup de midi et demi.




Trois petits rappels nous déposent sur le glacier, direction le refuge de l'Aigle, où une bonne bonne pause sera la bienvenue avant d'entamer les 2500m de descente.
Arrivée à la voiture pour 18h, il ne nous reste plus qu'à prendre le chemin du retour après être aller boire un verre comme il se doit. Arrivée dans mon lit 1h du matin.

Pour d'autres photos c'est là

2 commentaires:

  1. wow, jolie balade. Sacrées longues journées. Et très classe d'avoir passé la nuit sur l’arête!!!

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  2. Ouais, grosses journées. Pour la nuit, on n'était pas vraiment sur l'arête, au sens effilé du terme, mais sur une belle vire dégagée de ses gros cailloux.

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"Be the change you want to see in the world"
Gandhi
If a man walks in the woods for the love of them half of each day, he is in danger of being regarded as a loafer. But if he spends his days as a speculator, shearing off those woods and making the earth bald before her time, he is deemed an industrious and enterprising citizen.
Henry David Thoreau

“A master in the art of living draws no sharp distinction between his work and his play; his labor and his leisure; his mind and his body; his education and his recreation. He hardly knows which is which. He simply persues his vision of excellence through whatever he is doing, and leaves others to determine whether he is working or playing. To himself, he always appears to be doing both.”
Chateaubriand