samedi 25 août 2012

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Ce post est le premier de ce qui devrait être une petit série. de posts numériques.

j'ai choisi trois, mais ça aurait pu être 168, 36 ou encore 1095, pour le  nombre d'années, de semaines, de mois, ou le nombre de jours depuis que tu nous as quitté l'Amikl. Cette distance me donne le vertige. Un tel contraste irréel entre la réalité que ces nombres me répètent froidement et l'acuité de mes souvenirs, la force de ta présence, récurrente, dans mes pensées, mes émotions, mes décisions, au jour le jour.



Les couleurs de mes souvenirs s'estompent peu à peu, jaunissent, prennent ce grain sale et pale qui caractérise les vielles images. Et pourtant je sens encore le mordant de tes joues hirsutes sur ma joue lors d'une bise anecdotique alors que tu t'en allais vers les Merveilles au soir de ce jour maudit. On avait passé toute la journée ensemble. On avait fait, toi surtout d'ailleurs, d'une journée embouteillée dans la Maglia un grand moment de rigolade, avec ton groupe d'anglais et mon groupe de suédoises. On avait très certainement fini autour d'un kebab improbable et d'un demi dans les rues de Breil, comme chaque fois.
 Puis t'étais venu m'aider à vider cet appartement Tendasque que j'aimais tant. T'avais toujours su trouver les mots pour me conforter ou me réconforter dans ma trajectoire un peu schizophrénique entre l'amour rencontré en amérique et l'amour infini qui avait grandi en mois dans ce terroir tendasque imprimé dans mon cœur pour toujours. Tu me voyais partir, triste mais joyeux, heureux de mon bonheur, simplement généreux comme tu savais l’être.

Ni les kebabs ni les glaces de Fenocchio ou les virées à Coco Beach n'ont exactement le même goût depuis ton départ mon poto. T'as laissé un océan de souvenirs heureux, des montagnes de frustration et de peine. T'as changé ma vie l'Amikl T'as rendu le grand un peu moins con, moins égocentrique, moins arrogant. Personne ne savait comme toi me clouer le clapet quand mon nombrilisme montrait le bout se son nez. Personne n'était aussi prompt à interrompre mes séances de "ralage" en deux mots lancés avec autorité qui jamais ne me blessaient, simplement parce qu'ils étaient toujours justes.
 
 Tu m'as fait découvrir tes amis, tes montagnes, ton univers, qui depuis ce jour sont avec moi. Ni le temps ni la distance ne peuvent abolir ce que j'ai gagné ce jour où en descendant d'errances hivernales en Valmasque avec le Mister Poulet on s'était enfin rencontré sur la terrasse de Marie Madeleine. Bertrand m'avait tant parlé de toi, m'avait si souvent dit qu'on ferait la paire. Il avait raison le Ber.

Mercredi matin j'ai couru sur les Flatirons comme un fou, hors d'haleine, transpirant comme si j'étais dans un sauna. troisième Flatiron, deuxième Flatiron, puis le premier. Deux heures, 700m d'escalade facile, de désescalade délicate, en solo, pour conjurer la sort et aimer la vie, célébrer ta vie. Trois Flatirons pour trois ans. Ils sont nombreux, très nombreux le Flatirons, suffisamment nombreux pour que la tradition fasse long feu, que la mémoire vive...



de gauche à droite le troisième, le second et le premier Flatiron

sommet du roisième


sommet du second avec le premier en arrière plan
sommet du premier Flatiron et fin d'une belle promenade.
Tu me manques mon pote...

2 commentaires:

  1. il restera ancrer dans ta memoire ton poto et il te fera avancer comme j ai du le faire moi il y a 39 ans et il me manque toujours autant,je vis a travers lui et imagine qu el grand pere il aurait ete vu qu il etait un papa extra
    et tes enfants le connaitront a travers toi car tu leur parlera de lui et des anecdotes ,la peine s estompe mes les souvenirs restent a jamais

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  2. Quel bel hommage à ton pote!!!! Il doit suivre tous tes évènements de la haut!!!

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"Be the change you want to see in the world"
Gandhi
If a man walks in the woods for the love of them half of each day, he is in danger of being regarded as a loafer. But if he spends his days as a speculator, shearing off those woods and making the earth bald before her time, he is deemed an industrious and enterprising citizen.
Henry David Thoreau

“A master in the art of living draws no sharp distinction between his work and his play; his labor and his leisure; his mind and his body; his education and his recreation. He hardly knows which is which. He simply persues his vision of excellence through whatever he is doing, and leaves others to determine whether he is working or playing. To himself, he always appears to be doing both.”
Chateaubriand