mercredi 29 août 2012

10

Suite de la série numérique, et contrairement à l'anticipation de poulet, ce n'est pas deux mais dix. Évidemment (il est brillant ce Mister Poulet!) le deux arrive sous peu.

10 et  2002 sont égaux dans mon cœur. Il y a dix ans, en août 2002, en attendant l'expulsion imminente des CRS de ce qui allait devenir ma caverne d'Ali Baba, j'emménageais momentanément à Granile. Granile, le lieu d'arrivée des plus belles vacances de ma vie. Paradis découvert à la nuit tombée après une immense journée sur nos pieds fatigués qui concluait un périple magique au travers des Alpes du sud avec Keke, Rolland, Melina, Caroline, Jonathan et Adrien. Après ça à chaque que j'ai pu je suis retourné à Granile, sans jamais m'en lasser une seconde, mais plutôt en espérant ne jamais avoir à m'en écarter trop longtemps.


Les deux mois à Granile passèrent à toute allure et bientôt avec les premières gelées les poulets quittaient le pays pour s'en aller dans des contrées plus clémentes et me laissaient emménager à l'école. Tandis que je m’essoufflais à tenter d’être un jeune instit pas trop mauvais (je ne sais si jamais j'ai été bon, mais j'ai commencé très bas c'est certain), je peaufinais aussi mon entrainement pour le triathlon de Nice. Avec une technique particulière, la course à pieds chargé; chargé de kilos de champignons ou de chataignes. jamais depuis la foret locale n'a été à nouveau aussi prolifique que ces mois d'aout-septembre 2002 noyés sous des trombes d'eau quotidiennes.

C'est aussi ça †ende, des vrais champions, des pure sang de la vie publique, la crème de la pâtisserie politique





Peu à peu ma vie s'est ancrée à Tende. Les rencontres furent incessantes et en rien proportionnel au nombre d'habitants. J'y ai rencontré la plupart de ceux qu'aujourd'hui je considère mes plus proches amis. Et pour ceux qui étaient déjà mes amis auparavant, les aventures nombreuses que l'on a vécues à Tende n'ont fait que renforcer le ciment de notre amitié. J'y ai rencontré des gens à la générosité infinie, à l joie de vivre quasi inébranlable, au sourire étincelant digne des ces jours d'hiver où l'air est si translucide qu'on croit pouvoir toucher le Marguareis. J'y ai grandi dans cette profession merveilleuse au pied des Merveilles, entouré d'enfants heureux. J'y ai grandi comme jeune adulte. J'y ai grandi comme montagnard, grimpeur, équipeur, glaneur, apiculteur, comme glandeur aussi tant il est bon de ne simplement rien au milieu des thyms qui surplombent la Brigue.

L'arrivée de nos deux loulous me ramène à tous ces souvenirs, toutes ces émotions fortes qui se cachent tout juste sous ma peau, ces odeurs de Garrigue, de mousses ou de Pinède (de merde de chien villageoise aussi!). Bien assez tôt je partagerai avec eux cet univers enchanté, ces gens Merveilleux.

4 commentaires:

  1. Pour les lecteurs de ce blog qui auraient un doute, je tiens juste à préciser que je n'ai rien à voir avec les poulets qui ont déserté ce qui allait devenir ta caverne d'Ali Baba, ton souk, ton bordel et par la suite le notre, sans pour autant perdre l'aura acquise de ton temps.
    Il nous aura fallu trois ans pour finir par nous décider à enfin repeindre trois pièces. Expulser les enfants chez les grands-parents, jouer à tétris pour faire rentrer dans la pièce non destinée à être repeinte le contenu des trois pièces initiales, repeindre, réaménager en modifiant la destination initiale des pièces, redonner un permis de séjour à notre progéniture, avec risque d'expulsion au prochain chantier ou au prochain jouet non rangé. Risque d'y avoir du vol charter prochainement.
    Au final on gagne une vraie chambre pour nous (la petite au milieu) la salle a manger est au fond à droite, avec du soleil, c'est mieux, et les enfants squattent à trois dans une seule et même chambre (l'ancienne salle à manger) avec un savant empilage de mezzanine et de lit superposés.
    Reste à ranger la première pièce en entrant à droite, mais ça semble moins insurmontable qu'auparavant.

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  2. bon programme! Vivement la prochaine visite.

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  3. Oui vivement la prochaine visite!!!!!!

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  4. et bien depuis le blog des 2 petits loulous j avais oublie un peu celui la !!!!!,vraiment dommage car que de bon souvenirs ,oh oui cet appart ya toujours du rangement a faire ,j ai connu ca mais comme on etait bien ,meme un noel a tende et une grande balade le lendemain,et ce petit detour par la boulangerie !!!!!!! oui oui on remontera a tende l ete prochain

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"Be the change you want to see in the world"
Gandhi
If a man walks in the woods for the love of them half of each day, he is in danger of being regarded as a loafer. But if he spends his days as a speculator, shearing off those woods and making the earth bald before her time, he is deemed an industrious and enterprising citizen.
Henry David Thoreau

“A master in the art of living draws no sharp distinction between his work and his play; his labor and his leisure; his mind and his body; his education and his recreation. He hardly knows which is which. He simply persues his vision of excellence through whatever he is doing, and leaves others to determine whether he is working or playing. To himself, he always appears to be doing both.”
Chateaubriand