mercredi 15 février 2012

Après le lavage, le séchage

C'est Thomas qui a lancé les hostilités dès dimanche en réussissant à faire exploser son camelback dans son sac le contraignant à rentrer à la maison prématurément. De notre côté on était allé se laver (l'esprit) sur les pentes sud du Pianard. Quelqu'un avait vraiment chargé le bac à poudre et comme on n'a pas eu envie de faire un tour dans le tambour de la machine, on est redescendu avant de passer au mode essorage. Le chauffage n'était pas très puissant puisque le ciel était un peu couvert mais le vent étant de la partie nous aura permis d'accélérer le mode séchage.

Hier, histoire de profiter pleinement du froid qui règne et qui fige quelques filet d'eau de manière éphémère, on avait décidé d'aller remonter le vallon de Rouéou, qui d'habitude se descend en canyon.

La fine équipe était au rendez-vous. Dam, Fab, Lulu qui a déjà remonté ce canyon il y a une trentaine d'année (comme quoi il faut en profiter quand l'occasion se présente) et Jo pour son grand retour après deux mois et demi de convalescence.

Le canyon, contrairement aux cascades classiques n'est pas très continu, c'est une succession de ressauts plus ou moins hauts (jusqu'à 30m quand même) entrecoupée avec des parties de marche. Le plus souvent nous évoluons décordés et quand les ressauts s'avèrent un peu plus importants, on sort la corde.

On en a trimbalé du matériel pour pas grand chose, surtout moi. La prochaine fois je fais le vide avant de partir, ça m'évitera d'avoir un sac 4 fois plus lourd que tout le monde.

Comme c'est un canyon, au pied des parties un peu plus raide, il y a souvent des vasques, plus ou moins profondes et plus ou moins gelées.

Avec mon gros sac, ça n'a pas raté. Plouf, j'ai suivi la piste tracée par Thomas dès dimanche. Trempé jusqu'aux tétons. Le réflexe du phoque qui saute sur la banquise faisant partie de mes gènes (je l'ai découvert à cette occasion), j'ai rapidement réussi à m'extraire des eaux glacées.

Et maintenant ! Redescendre ou continuer.
C'est la deuxième option que je prends, il ne faisait pas trop froid hier et me risquer à une redescente seul avec le risque de repasser à travers ne m'enchante pas. Heureusement que la marche ça réchauffe.
On aura droit a encore quelques pieds mouillés mais rien de plus. L'ambiance est excellente et le froid, à part dans les quelques moments d'attente ne me fait pas trop souffrir. La grande question, enlever mes chaussures et égoutter mes chaussettes ou rester dans mon jus et il y en a quelques centilitres. Lulu me met en garde du risque de gelure de la chaussure si je l'enlève, donc je les garde aux pieds et je patauge. Heureusement dans le haut on retrouve le soleil.



Jo fera œuvre de beaucoup de courage ou de connerie, ça dépend du point de vue, en décidant de braver une autre vasque, il ne passera pas à travers, mais bon faudrait pas jouer à ça tous les jours.

Au final on a passé une très jolie matinée dans un coin bien sauvage à remonter un drôle de truc, mais que c'est bon d'être ensemble.

Comme j'étais passablement trempé, j'ai eu droit à la couverture du chien dans la voiture, pour poser mon cul, c'était bien mérité.

Dans tous les programmes de machine à laver qui se respecte, après le lavage, il y a le séchage. Direction donc St Dalmas et son site de dry, euh, non au départ c'est pas un site de dry, à moins que tout au départ c'en soit un quand même. Bref avec Fab, on a filé à St Dal pour s'essayer à ce petit jeu qui consiste à grimper sur du cailloux avec des piolets et des crampons. Mais quel intérêt me direz-vous ? Autant que de grimper sur des prises en résine. C'est l'avenir de l'escalade mixte et c'est pas moi qui le dit.
Promis on a essayé de faire gaffe à ne pas tout griffer de partout, mais la vache c'est hyper dur comme site. Très peu de trous à crocheter, les fissures ne sont pas très profondes et il y a beaucoup de plats et d'adhérence ce qui pour les piolets et les crampons est évidemment un régal !!!

Une bonne expérience mais faudrait trouver des trucs plus abordable pour vraiment commencer et se faire plaisir.

2 commentaires:

  1. Quand le fusible n'est pas là c'est poulet qui fait les tests de résistance des matériaux!!
    Ca avait l'air rigolo votre histoire. Au vu des images j'ai l'impression que la Varne ne doit pas etre pire. y'a au moins une belle verticale au niveau de l'escalette et pas vraiment de vasques me semble-t-il.
    Pour St Dal, t'as interet à effacer les traits dans le beau 7b+!!

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  2. La Varne, j'ai du mal à y croire et il y a des vasques, par contre l'Escalette, on la voyait bien d'en face et c'est clair que le dernier ressaut a l'air plus joli.
    On remplacera nos petites griffures par des gros traits de cake, je ne sais pas ce qu'il y a de mieux au final.

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"Be the change you want to see in the world"
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If a man walks in the woods for the love of them half of each day, he is in danger of being regarded as a loafer. But if he spends his days as a speculator, shearing off those woods and making the earth bald before her time, he is deemed an industrious and enterprising citizen.
Henry David Thoreau

“A master in the art of living draws no sharp distinction between his work and his play; his labor and his leisure; his mind and his body; his education and his recreation. He hardly knows which is which. He simply persues his vision of excellence through whatever he is doing, and leaves others to determine whether he is working or playing. To himself, he always appears to be doing both.”
Chateaubriand