C'est ainsi que fonctionnent les saisons dans le quartier. Alors que l'hiver se termine, ce sont les conditions hivernales qui vont s'installer, normalement. les mois de février-mars-avril sont les plus pluvieux de l'année, et devraient apporter avec eux la neige encore trop absente. En tout cas depuis deux semaines il neige beaucoup. Encore 24h de neige, et les deux jours à venir devraient avoir des airs de Noël.
C'est donc à la salle que l'on grimpe ces temps-ci. J'ai 80 longueurs au compteur en quatre séances, soit 300m par séance, beaucoup de volume, la conti revient bien bien bien. Et quelques incursions sur le pan ou sur des 7a 7a+ pour se chauffer un peu, quand même.
J'ai à nouveau discuté avec Lynn Hill hier pendant un quart d'heure. Mon partenaire a refait quatre fois la longueur, pour ne pas nous interrompre. Merci Rui! On discute en français, ce qui attire l'attention de tous les gens autour, c'est rigolo. Pour ceux qui l'ignorent, il n'y a pas un seul nom dans le domaine de l'escalade aussi connu de par le monde que celui de Lynn Hill.
Parmi les autres beaux moments de la semaine passée:
- La première visite à l'école où j'aimerais beaucoup travailler s'est très bien passée. j'ai été très bien accueilli, j'ai rencontré l'équipe de profs du collège. Les élèves sont tous ensemble la plupart du temps. Les enseignants pas vraiment spécialisés, ils travaillent sur de longs projets interdisciplinaires, liés la plupart à l'environnement. C'est typiquement le genre de travail que j'ai aimé mettre en place ces dernières années, j'étais fou de voir ce qu'ils font, et les idées fusaient dans mon esprit à toute allure.
J'ai longtemps discuté avec un prof qui part vivre au Brésil cet été. Grimpeur très expérimenté qui a joué sur les cailloux partout dans le monde en trouvant chaque fois un boulot de prof dans une école américaine. Le Brésil c'est pour être en vacances pendant l'été de l'hémisphère sud pour trainer ses chaussons en Patagonie.
J'ai passé la matinée à l'école puis j'ai suivi un petit groupe de collégiens qui allait grimper à la salle. Pas d'euphorie, ce sera pas simple de gagner la confiance du directeur, mais clairement une opportunité à explorer très sérieusement. Ce week-end je lis les livres sur lesquels repose le gros projet des collégiens!
- Hier soir j'ai assisté à une conférence de Hans Florine, le détenteur du record de vitesse de l'ascension du Nose, la voie la plus célèbre d'El Capitan et probablement du monde. 2h37 pour 33 longueurs, 1000m, démentiel. En plus c'est un super orateur, j'ai adoré.
La veille j'étais allé assister à un exposé sur les avalanches, une étude de cas locaux. Vraiment intéressant as well.
- J'ai poussé plus loin les recherches sur les programmes de sociologie de la fac de Boulder. Ils ont un programme de sociologie de l'environnement qui me plait vraiment beaucoup. J'ai récupéré les contacts des profs principaux, je leur écris aujourd'hui ou demain. Exciting!!
- Demain soir je vais voir Groundation, exciting again!!!
- J'accumule les contacts, les rencontres, quasiment tous les jours. Ça fait notamment deux propositions en une semaine pour aller grimper en Alaska!! Yep Blada, Alaska!
J'ai le dos complètement en vrac depuis huit jours, je suis souple comme un séquoïa, mais les doigts vont mieux.
Bises à tous
vendredi 19 février 2010
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"Be the change you want to see in the world"
Gandhi
Gandhi
If a man walks in the woods for the love of them half of each day, he is in danger of being regarded as a loafer. But if he spends his days as a speculator, shearing off those woods and making the earth bald before her time, he is deemed an industrious and enterprising citizen.
Henry David Thoreau
“A master in the art of living draws no sharp distinction between his work and his play; his labor and his leisure; his mind and his body; his education and his recreation. He hardly knows which is which. He simply persues his vision of excellence through whatever he is doing, and leaves others to determine whether he is working or playing. To himself, he always appears to be doing both.”
Chateaubriand
Henry David Thoreau
“A master in the art of living draws no sharp distinction between his work and his play; his labor and his leisure; his mind and his body; his education and his recreation. He hardly knows which is which. He simply persues his vision of excellence through whatever he is doing, and leaves others to determine whether he is working or playing. To himself, he always appears to be doing both.”
Chateaubriand
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