mardi 16 février 2010

5897 m

Voili le Cotopaxi est gravi !

"Encore une belle victoire française !'' dirait notre cher glaciologue Bernard Francou avec qui je fais de la montagne et de l'escalade.
Dans la nuit de samedi à dimanche, après quelques minutes de sommeil, je quitte le refuge du Cotopaxi vers 1h15. Philippe Lami m'accompagne. Il est parapentiste professionnel et espère pouvoir décoller du sommet. Heureusement pour moi il a pris un biplace. C'est donc l'espoir de pouvoir faire la descente sous voile qui nous pousse au bout. Il fallait bien ça comme motivation pour accepter de porter des sacs surchargés par le matos de parapente ajouté à celui d'alpinisme.
Après 6h00 de marche sur glace avec des passages assez raides, nous sentons des fortes odeurs de souffre. Le sommet s'approche. Quelques minutes plus tard, les plus dures pour Philippe, il est 7h28 et nous arrivons épuisés mais heureux au sommet. Fiers aussi d'avoir vaincu l'altitude et la fatigue : durant cette montée je me suis endormi plusieurs fois quelques secondes, appuyé sur les batons ou assis sur la neige dure (Le Patate n'avait pas la frite ! et n'était surtout pas entraîné : la dernière fois c'était le Chimborazo en septembre 2009 : 6270 m.).
Enfin nous y sommes : le sommet du volcan actif le plus haut du monde. El Cotopaxi : 5897 m.
Malheureusement, malgré un ciel assez dégagé, le vent est un peu trop fort et souffle dans la mauvaise direction. Je comprends vite que l'on va devoir se faire la descente comme tout le monde, sur la glace et non dans les airs... Quelques photos plus tard (cratère, paysages, montagnes, ...) nous entamons la descente qui durera 3 bonnes heures. Il reste rare d'avoir du beau temps au sommet des volcans alors on va pas trop se plaindre...
Voilà les gars tout le mal que je vous souhaite si vous venez me rendre visite en Equateur.
Entraînez-vous (je sais que pour ça y'a pas de problème) et croisez les doigts pour faire partie de ceux qui resistent bien au manque d'oxygène...
@+
Philippe ("Patate")

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If a man walks in the woods for the love of them half of each day, he is in danger of being regarded as a loafer. But if he spends his days as a speculator, shearing off those woods and making the earth bald before her time, he is deemed an industrious and enterprising citizen.
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“A master in the art of living draws no sharp distinction between his work and his play; his labor and his leisure; his mind and his body; his education and his recreation. He hardly knows which is which. He simply persues his vision of excellence through whatever he is doing, and leaves others to determine whether he is working or playing. To himself, he always appears to be doing both.”
Chateaubriand