Analyse à J +10 :
On ne trouve pas de solutions lorsque
l’on n’a pas de problème. Cette phrase semble drôle mais elle résume clairement
l’enseignement que je tire de cette expérience. Avant de me demander ce que j’en
retient il a fallu répondre à la question de ce que je cherchais dans ce jeune.
Je n’ai jamais eu de soucis
gastriques, si ce n’est que je somatise facilement. Mais c’est un souci
ponctuel, lié plus à la gestion des émotions qu’à un soucis de relation avec le
monde de l’alimentaire. C’est donc effectivement avec aucun souci alimentaire
que je me suis lancé dans cette micro-aventure. Et il en découle que je ne tire
aucune leçon alimentaire de cette phase. Pas de bien être, pas de mal être. Aucun
souci pour ne pas manger pendant 5 jours, aucun souci pour reprendre direct bille
en tête. En faisait fi de tous les conseils de progressivité. Même si ce
constat fait à posteriori semble simple et que l’on pourrait presque se dire
que c’est idiot de pas y avoir pensé avant. Il y a des enseignements à retirer
de ce petit passage à vide.
En tout premier que j’ai pu accumuler
quelques connaissances sur le sujet, parce que le fait de se lancer là-dedans attise
la curiosité. Stimule l’envie de savoir, d’anticiper et de comprendre ce qui
est entrain de se jouer dans le corps. Ensuite que de vivre ça à deux, de
partager son jeune (à défaut de partager son repas) et réellement intéressant sur
le plan des relations humaines. Pendant 5 jours j’ai appris à écouter mon
corps, à entendre ce que Flo ressentait dans le sien, et à a nouveau écouter
mon corps en ayant le filtre de ses propres sensations à elle. Un peu pour voir
si l’on vivant la même expérience. Brièvement il en résulte que nous avons vécu
le même jeune… mais pas la même sortie.
Enfin et c’est là le cœur des
leçons que j’ai pu apprendre. Mon rapport à la nourriture est sain, je n’ai pas
de conduite qui me fasse du mal. Mais j’ai un rapport profondément social avec
le temps du repas. Ce n’est pas la nourriture qui m’a manqué. C’est le fait d’être
à table, assis avec quelqu’un. De partager le même repas, pour lequel l’on a
pris du plaisir à préparer. Pour lequel on prend du plaisir à gouter, discuter.
Pendant 5 jours nous n’avons pas pris le temps de cuisiner ni de manger. Et c’est
ça qui m’a manqué. Et je l’ai réalisé un peu pendant, mais je le réalise
pleinement depuis que l’on est sorti du jeun. Que les copains viennent partager
un bout de leur temps avec nous. Il est certain que le confinement nous laisse
beaucoup de temps pour cuisiner alors le plaisir de partager et encore plus
grand car derrière chaque repas se cache un temps de recherche, de cuisine, d’expérimentation.
Maintenant que plusieurs jours se
sont écoulés depuis al fin du jeune je peux aussi constater que je suis revenu
à mon poids initial, que l’énergie qui anime mes journées me plait. Et que je n’ai
pas envie de si tot de refaire un jeune long. Cette situation de léthargie ne m’a
pas plu. C’est d’ailleurs elle qui m’a poussé à mettre fin à l’expérience. Ce n’est
pas la faim, les douleurs ou quoique ce soit d’autres que cette pesante impression
de passer à coté de ses journées.
Phase III post jeune
|
Date et planning :19/04 J+1
|
Poids :60.5
|
Sommeil :top,10h
|
Exercice/activité sur la journée sur la
journée : actif normal le matin, muscu en fin d’AP
|
|
Repas réellement pris :
Pas de pti dej
Midi :persil+courge bouillie+lasagne
saumon épinard+1part de pizza+crème citron à
l’appetit et les quantités sont les mêmes qu’avant.
Soir : chips+persil+omellette au
lard+yaourt+chocolat
|
Sensations :
Selles
normales dès le matin, avec quelques traces de sang. L’énergie est revenue
comme en temps normal, les escaliers sont montés 2 par 2 et je ne rechigne
pas à faire quoique ce soit, quel plaisir de se sentir à nouveau efficace.
Aucunes sensations de ge au cours de la journée, le transit a l’air de bien
fonctionner. Je suis étonné de voir à quelle vitesse je suis revenu dans mon
état physique habituelle. La vitesse d’adaptation est incroyable.
Je
prends du plaisir à avoir de la motivation pour faire des choses
immédiatement et les exécuter avec la concentration et l’énergie nécessaire.
Demain j’irai courir 1h pour voir si ça tient la route.
Flo
quant à elle, n’a pas dormi, ne digère absolument rien et se sent mal, meme
si je note un important regain d’énergie de sa part. Pour la première fois
nous ne suivons plus la même évolution… ambiance garantie !
|
||
|
Date et planning :20/04 J+2
|
Poids :61.5
|
Sommeil : top,9h
|
Exercice/activité sur la journée sur la
journée :
Course à pied 10km/1h avec une intense,
sensation ok. Bruit de ventre important tout du long
|
|
Repas réellement pris :
Pas de pti dej
Midi : croquette légume+ persil+ crème
dessert+ chocolat
|
Sensations :
Selles
normales dès le matin, avec quelques traces de sang. Mêmes sensations que la
veille, l’appétit est là, la digestion est nickel pour tous les aliments. Il
ne reste plus qu’à introduire l’alcool. Je pense que la dernière chose à
surveiller sera le retour à un poids identique et stable.
|
||
|
Date et planning :21/04 J+3
|
Poids :62
|
Sommeil : top, 10h
|
Exercice/activité sur la journée sur la
journée :
1h course à pied avec deniv
|
|
Repas réellement pris :
Pas de pti dej
Midi :
Soir : apéro + alcool, choux saucisses
lentilles
|
Sensations :
Selles
normales dès le matin. Transit normal tout est revenu nickel. La forme et les
envies.
| ||
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire