lundi 27 avril 2020

journal de jeun: l'après

Analyse à J +10 :
On ne trouve pas de solutions lorsque l’on n’a pas de problème. Cette phrase semble drôle mais elle résume clairement l’enseignement que je tire de cette expérience. Avant de me demander ce que j’en retient il a fallu répondre à la question de ce que je cherchais dans ce jeune.
Je n’ai jamais eu de soucis gastriques, si ce n’est que je somatise facilement. Mais c’est un souci ponctuel, lié plus à la gestion des émotions qu’à un soucis de relation avec le monde de l’alimentaire. C’est donc effectivement avec aucun souci alimentaire que je me suis lancé dans cette micro-aventure. Et il en découle que je ne tire aucune leçon alimentaire de cette phase. Pas de bien être, pas de mal être. Aucun souci pour ne pas manger pendant 5 jours, aucun souci pour reprendre direct bille en tête. En faisait fi de tous les conseils de progressivité. Même si ce constat fait à posteriori semble simple et que l’on pourrait presque se dire que c’est idiot de pas y avoir pensé avant. Il y a des enseignements à retirer de ce petit passage à vide.
En tout premier que j’ai pu accumuler quelques connaissances sur le sujet, parce que le fait de se lancer là-dedans attise la curiosité. Stimule l’envie de savoir, d’anticiper et de comprendre ce qui est entrain de se jouer dans le corps. Ensuite que de vivre ça à deux, de partager son jeune (à défaut de partager son repas) et réellement intéressant sur le plan des relations humaines. Pendant 5 jours j’ai appris à écouter mon corps, à entendre ce que Flo ressentait dans le sien, et à a nouveau écouter mon corps en ayant le filtre de ses propres sensations à elle. Un peu pour voir si l’on vivant la même expérience. Brièvement il en résulte que nous avons vécu le même jeune… mais pas la même sortie.
Enfin et c’est là le cœur des leçons que j’ai pu apprendre. Mon rapport à la nourriture est sain, je n’ai pas de conduite qui me fasse du mal. Mais j’ai un rapport profondément social avec le temps du repas. Ce n’est pas la nourriture qui m’a manqué. C’est le fait d’être à table, assis avec quelqu’un. De partager le même repas, pour lequel l’on a pris du plaisir à préparer. Pour lequel on prend du plaisir à gouter, discuter. Pendant 5 jours nous n’avons pas pris le temps de cuisiner ni de manger. Et c’est ça qui m’a manqué. Et je l’ai réalisé un peu pendant, mais je le réalise pleinement depuis que l’on est sorti du jeun. Que les copains viennent partager un bout de leur temps avec nous. Il est certain que le confinement nous laisse beaucoup de temps pour cuisiner alors le plaisir de partager et encore plus grand car derrière chaque repas se cache un temps de recherche, de cuisine, d’expérimentation.
Maintenant que plusieurs jours se sont écoulés depuis al fin du jeune je peux aussi constater que je suis revenu à mon poids initial, que l’énergie qui anime mes journées me plait. Et que je n’ai pas envie de si tot de refaire un jeune long. Cette situation de léthargie ne m’a pas plu. C’est d’ailleurs elle qui m’a poussé à mettre fin à l’expérience. Ce n’est pas la faim, les douleurs ou quoique ce soit d’autres que cette pesante impression de passer à coté de ses journées.

 Phase III post jeune 
Date et planning :19/04 J+1
Poids :60.5
Sommeil :top,10h
Exercice/activité sur la journée sur la journée : actif normal le matin, muscu en fin d’AP
Repas réellement pris :
Pas de pti dej
Midi :persil+courge bouillie+lasagne saumon épinard+1part de pizza+crème citron à l’appetit et les quantités sont les mêmes qu’avant.
Soir : chips+persil+omellette au lard+yaourt+chocolat
Sensations :
Selles normales dès le matin, avec quelques traces de sang. L’énergie est revenue comme en temps normal, les escaliers sont montés 2 par 2 et je ne rechigne pas à faire quoique ce soit, quel plaisir de se sentir à nouveau efficace. Aucunes sensations de ge au cours de la journée, le transit a l’air de bien fonctionner. Je suis étonné de voir à quelle vitesse je suis revenu dans mon état physique habituelle. La vitesse d’adaptation est incroyable.
Je prends du plaisir à avoir de la motivation pour faire des choses immédiatement et les exécuter avec la concentration et l’énergie nécessaire. Demain j’irai courir 1h pour voir si ça tient la route.
Flo quant à elle, n’a pas dormi, ne digère absolument rien et se sent mal, meme si je note un important regain d’énergie de sa part. Pour la première fois nous ne suivons plus la même évolution… ambiance garantie !

Date et planning :20/04 J+2
Poids :61.5
Sommeil : top,9h
Exercice/activité sur la journée sur la journée :
Course à pied 10km/1h avec une intense, sensation ok. Bruit de ventre important tout du long
Repas réellement pris :
Pas de pti dej
Midi : croquette légume+ persil+ crème dessert+ chocolat

Sensations :
Selles normales dès le matin, avec quelques traces de sang. Mêmes sensations que la veille, l’appétit est là, la digestion est nickel pour tous les aliments. Il ne reste plus qu’à introduire l’alcool. Je pense que la dernière chose à surveiller sera le retour à un poids identique et stable.
Date et planning :21/04 J+3
Poids :62
Sommeil : top, 10h
Exercice/activité sur la journée sur la journée :
1h course à pied avec deniv

Repas réellement pris :
Pas de pti dej
Midi :
Soir : apéro + alcool, choux saucisses lentilles
Sensations :
Selles normales dès le matin. Transit normal tout est revenu nickel. La forme et les envies.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

"Be the change you want to see in the world"
Gandhi
If a man walks in the woods for the love of them half of each day, he is in danger of being regarded as a loafer. But if he spends his days as a speculator, shearing off those woods and making the earth bald before her time, he is deemed an industrious and enterprising citizen.
Henry David Thoreau

“A master in the art of living draws no sharp distinction between his work and his play; his labor and his leisure; his mind and his body; his education and his recreation. He hardly knows which is which. He simply persues his vision of excellence through whatever he is doing, and leaves others to determine whether he is working or playing. To himself, he always appears to be doing both.”
Chateaubriand