Un an après le Maroc, nous avons remis le couvert en Jordanie.
Cette fois-ci, l'équipe était bien plus nombreuse puisque de 6 l'an dernier nous sommes passés à quasiment une vingtaine si on compte les diverses pièces rattachées trouvées plus ou moins sur place.
ça fait du monde et au départ, je dois bien avouer que ça avait tendance à m'effrayer. Au final, tout c'est vraiment bien passé, l'inertie de groupe tant redoutée, ne nous a pas perturbé, chacun y mettant du sien pour que ça tourne.
Vu le nombre il me serait bien difficile de parler pour tout le monde, une chose est sure, le lieu est magique, le cadre magnifique, les lignes parcourues vraiment belles et le rocher globalement bon.
J'ai rempli le contrat que je m'étais fixé en gravissant les lignes les plus classiques dans un degré de difficulté allant jusqu'à 6b.
Histoire de prendre la température de lieux, on a commencé par une journée de randonnée-reconnaissance pour prendre nos marques et repérer les attaques des voies envisagées. Dans le quartier il est souvent question de labyrinthe de rocher où il faut parfois contourner toute la montagne pour arriver à 200m du point de départ mais 50 plus haut, 50m que l'on redescendra en rappel pour finir la boucle. Loin d'avoir été inutile cela nous a permis de gagner du temps les jours suivants.
Pour continuer à s'immiscer au cœur de ce massif et à prendre encore d'autres informations on a décidé de rejoindre le sommet du Jebel Rum, sommet principal du massif par une voie bédouine (Rijm Assaf AD+ 800m et 1,5km de développé). Cet itinéraire avec ses deux pas de 5, n'est pas à prendre à la légère. L'intelligence du tracé nous a montré tout le savoir que ces gens avaient à propos de leur montagne, choisir le bon dôme à remonter, ne coule pas toujours de source et si on se trompe on peut être bon pour faire un joli détour. Par moment ça me rappelait l'architecture des glaciers avec leurs crevasses.
Pour la descente, c'est encore pire. Plusieurs cordées ont déjà bivouaqué sur l'itinéraire de descente (Hammad's route), c'est tout sauf simple et on n'était pas trop de 6 professionnels de la montagne à chercher l'itinéraire pour en venir à bout. Au final ce n'était pas gagner le sommet la partie la plus délicate mais bel et bien en redescendre.
L'architecture commençant à prendre forme, j'avais proposé à Kim et Marie de faire une petite voie dans la face est du Jebel Rum (Walk like an egyptian, TD-, 5+, 100m), ça ne devait pas dépasser le 5 et sur le topo ça nous permettait de vraiment commencer à grimper.
Petit coup au moral, la première longueur m'a donné du fil a retordre, la suite s'annonçait bien plus large et je n'avais pas de gros friends avec moi. Marie a préféré s'arrêter là et finalement moi aussi. Une journée pas vraiment bien venue, je comptais sur elle pour prendre confiance, trouver mes marques sur ce cailloux, c'est tout le contraire. Du coup on en a profité pour aller visiter les vestiges d'un temple nabathéen juste au pied de la falaise.
Le lendemain, grosse journée en perspective avec l'ascension du Pilier de la Sagesse (TD, 6a+, 600m) La voie sort sur les contreforts du Jebel Rum et demande de redescendre par Hammad's route. C'était sans compter sur le genou de Marina qui nous a fait une drôle de blague à R5. Plus moyen de pousser sur sa jambe droite, deux options donc poursuivre vers le haut aux prix de nombreux efforts avec la quasi certitude de passer la nuit dehors ou redescendre dans la voie qui n'est pas vraiment équipée pour cela. C'est cette dernière option que nous avons choisi. Les rappels se sont rapidement transformés en descente sur cordes fixes, histoire de gagner du temps et de la sécurité puisque il est plus que très fréquent que de coincer les cordes en les rappelant. On avait 200m de cordes de disponibles, on a fixé les 150m les moins évidents et on a gardé 50m pour redescendre les ressauts du pilier. Une belle réchappe où il m'a fallu faire preuve d'imagination pour construire les relais, fractionner les longueurs et retrouver le point de départ malgré les traversées. Une super expérience.
En attendant on ne pouvait pas dire que j'avais beaucoup grimper et j'avais de plus en plus de mal à voir une issue positive à la liste de voies que j'avais vraiment envie de gravir.
Histoire d'en finir avec ce pilier de la sagesse, nous y sommes retournés le lendemain pour récupérer le matériel et sortir au sommet. Encore une drôle d'histoire puisqu'avec Simon et Fabien, dans l'avant dernière longueur on a fini par "ouvrir" une variante plutôt expo. Simon profitant d'une absence de lecture de topo a fini par filer au-dessus d'un bombé dans une dalle dépourvue de fissure, au final une grosse envolée d'une vingtaine de mètres en traversée sans protections sachant que les deux premières qu'il a placé étaient vraiment là pour le moral, dans le 5+, c'est pas trop dur mais on avançait comme sur des œufs.
Pour les deux jours suivants on a décidé de quitter le muezzin et les coqs du village pour aller au calme dans le désert. Quelle excellente idée, une vraie nuit de repos et des lignes qui s'enchainent.
Le premier jour on a enchainé Star of Adudjudaïa (TD+, 6b, 350m) et Merlin's Wand (TD 6a+, 150m). Si la seconde est souvent nommée la Super Crack du Wadi Rum en raison de sa rectitude, on a tous largement préféré la première de toute beauté, ça pourrait encore continuer quelques centaines de mètres qu'on ne s'en porterait pas moins bien. La voie numéro 1 de mon séjour. Une superbe fissure variée dans un rocher dément.
Là ça y est je commence a voir une issue positive à mes projets, du coup, j'en profite pour proposer à Marie d'aller faire un tour dans le Bal des Chameaux, (une voie des frères Rémy en TD-, 5+ et 110m). Pour le coup c'est une vraie voie des frères Rémy, larges fissures et renfougne au programme. Deux rappels pour redescendre dont un qui passe par l'œil du chameau, tout un programme.
Fini le désert et retour à Rum village en passant au pied de l'arche de Burdah et par le camp de désert d'Atayek notre hôte à Rum. Au menu du soir poulet, patate, courgette, carotte et évidemment riz, le tout cuit dans un four dans le sable, trop bon.
Partir sans avoir fait The Beauty (TD 6b, 150m) était inenvisageable, là encore dommage que ce ne soit pas plus long, l'approche est complexe mais notre repérage du premier jour nous a permis de l'optimiser. ça n'a pas servi à grand chose puisque lorsque nous arrivons au pied, il y a déjà une cordée d'espagnols dans la première longueur. On a le temps, il fait beau comme tous les jours et la voie reste à l'ombre. Grande classe cette voie encore, vraiment. On poursuivra la journée par une boucle dans le désert histoire d'aller voir la face ouest du Nassrani et la dune de sable rouge à ses pieds. Le retour par un canyon hyper encaissé a lui aussi contribué à la réussite de la journée.
Dernier jour de grimpe, cette fois avec Jojo, on décide de ne pas aller trop loin, un brin de fatigue commence à apparaître, un départ le soir pour Petra avec les sacs à faire, tout ça nous pose aux pieds d'Inferno (TD, 6b, 150m) et de Troubadour (TD+, 6b, 100m) dans la face est du Jebel Rum. Deux lignes encore démentes, de vraies fissures, un dièdre parfait le tout sur un rocher vraiment bon. Du coup on ne pousse pas dans Goldfiger de peur d'être déçu. On a notre compte, on est heureux et on a envie d'aller se poser.
Pour notre dernier jour en Jordanie, on ira faire un tour à Petra avec ses incroyables temples taillés dans le grès. Des monuments qui en disent long sur la richesse et le savoir faire des nabathéens, tout simplement époustouflant. En prenant une option matinale (entrée sur le site à 6h30) nous ne sommes pas gênés par le monde, ce n'est qu'au moment de quitter les lieux vers 16h que nous nous rendons compte de la quantité de personnes qui est venue s'amasser autour des premiers temples. Nous avons fait une boucle "marchante" mais nous étions au calme, le top.
Et ça s'est sans parler des couleurs incroyables que peut prendre le rocher par endroit,une palette de peintre.
Avec 12 heures d'escale à Istambul, comment ne pas céder à l'appel du grand bazar et de la Mosquée Sainte Sophie. Pour cette dernière, ce sera pour une prochaine fois, trop de monde, trop de queue. Autant de monde après ces 12 jours dans le désert, c'est trop. Déjà le grand Bazar, c'est le bazar sans avoir à faire la queue, si en plus il avait fallu attendre en piétinant...
Pendant tout ce temps, les copains ont réalisé lionheart, (ED-, 6b+, 350m) ; Hiker's road (TD, 5+, 500m), La Guerre Sainte (ED+, 7b, 450m), Alan and his pervers frog (TD+, 6b, 150m), des balades dédouines à travers les incroyables canyons de Rum, de la plongée à Aqaba en mer rouge, un petit tour à la mer morte.
Une jolie réussite pour tout le monde.
Quelques photos de plus sur l'album picasa. Elles devraient voir des copines se joindre à elles d'ici quelques jours
Cette fois-ci, l'équipe était bien plus nombreuse puisque de 6 l'an dernier nous sommes passés à quasiment une vingtaine si on compte les diverses pièces rattachées trouvées plus ou moins sur place.
ça fait du monde et au départ, je dois bien avouer que ça avait tendance à m'effrayer. Au final, tout c'est vraiment bien passé, l'inertie de groupe tant redoutée, ne nous a pas perturbé, chacun y mettant du sien pour que ça tourne.
Vu le nombre il me serait bien difficile de parler pour tout le monde, une chose est sure, le lieu est magique, le cadre magnifique, les lignes parcourues vraiment belles et le rocher globalement bon.
J'ai rempli le contrat que je m'étais fixé en gravissant les lignes les plus classiques dans un degré de difficulté allant jusqu'à 6b.
Histoire de prendre la température de lieux, on a commencé par une journée de randonnée-reconnaissance pour prendre nos marques et repérer les attaques des voies envisagées. Dans le quartier il est souvent question de labyrinthe de rocher où il faut parfois contourner toute la montagne pour arriver à 200m du point de départ mais 50 plus haut, 50m que l'on redescendra en rappel pour finir la boucle. Loin d'avoir été inutile cela nous a permis de gagner du temps les jours suivants.
Pour continuer à s'immiscer au cœur de ce massif et à prendre encore d'autres informations on a décidé de rejoindre le sommet du Jebel Rum, sommet principal du massif par une voie bédouine (Rijm Assaf AD+ 800m et 1,5km de développé). Cet itinéraire avec ses deux pas de 5, n'est pas à prendre à la légère. L'intelligence du tracé nous a montré tout le savoir que ces gens avaient à propos de leur montagne, choisir le bon dôme à remonter, ne coule pas toujours de source et si on se trompe on peut être bon pour faire un joli détour. Par moment ça me rappelait l'architecture des glaciers avec leurs crevasses.
Pour la descente, c'est encore pire. Plusieurs cordées ont déjà bivouaqué sur l'itinéraire de descente (Hammad's route), c'est tout sauf simple et on n'était pas trop de 6 professionnels de la montagne à chercher l'itinéraire pour en venir à bout. Au final ce n'était pas gagner le sommet la partie la plus délicate mais bel et bien en redescendre.
L'architecture commençant à prendre forme, j'avais proposé à Kim et Marie de faire une petite voie dans la face est du Jebel Rum (Walk like an egyptian, TD-, 5+, 100m), ça ne devait pas dépasser le 5 et sur le topo ça nous permettait de vraiment commencer à grimper.
Petit coup au moral, la première longueur m'a donné du fil a retordre, la suite s'annonçait bien plus large et je n'avais pas de gros friends avec moi. Marie a préféré s'arrêter là et finalement moi aussi. Une journée pas vraiment bien venue, je comptais sur elle pour prendre confiance, trouver mes marques sur ce cailloux, c'est tout le contraire. Du coup on en a profité pour aller visiter les vestiges d'un temple nabathéen juste au pied de la falaise.
Le lendemain, grosse journée en perspective avec l'ascension du Pilier de la Sagesse (TD, 6a+, 600m) La voie sort sur les contreforts du Jebel Rum et demande de redescendre par Hammad's route. C'était sans compter sur le genou de Marina qui nous a fait une drôle de blague à R5. Plus moyen de pousser sur sa jambe droite, deux options donc poursuivre vers le haut aux prix de nombreux efforts avec la quasi certitude de passer la nuit dehors ou redescendre dans la voie qui n'est pas vraiment équipée pour cela. C'est cette dernière option que nous avons choisi. Les rappels se sont rapidement transformés en descente sur cordes fixes, histoire de gagner du temps et de la sécurité puisque il est plus que très fréquent que de coincer les cordes en les rappelant. On avait 200m de cordes de disponibles, on a fixé les 150m les moins évidents et on a gardé 50m pour redescendre les ressauts du pilier. Une belle réchappe où il m'a fallu faire preuve d'imagination pour construire les relais, fractionner les longueurs et retrouver le point de départ malgré les traversées. Une super expérience.
En attendant on ne pouvait pas dire que j'avais beaucoup grimper et j'avais de plus en plus de mal à voir une issue positive à la liste de voies que j'avais vraiment envie de gravir.
Histoire d'en finir avec ce pilier de la sagesse, nous y sommes retournés le lendemain pour récupérer le matériel et sortir au sommet. Encore une drôle d'histoire puisqu'avec Simon et Fabien, dans l'avant dernière longueur on a fini par "ouvrir" une variante plutôt expo. Simon profitant d'une absence de lecture de topo a fini par filer au-dessus d'un bombé dans une dalle dépourvue de fissure, au final une grosse envolée d'une vingtaine de mètres en traversée sans protections sachant que les deux premières qu'il a placé étaient vraiment là pour le moral, dans le 5+, c'est pas trop dur mais on avançait comme sur des œufs.
Pour les deux jours suivants on a décidé de quitter le muezzin et les coqs du village pour aller au calme dans le désert. Quelle excellente idée, une vraie nuit de repos et des lignes qui s'enchainent.
Le premier jour on a enchainé Star of Adudjudaïa (TD+, 6b, 350m) et Merlin's Wand (TD 6a+, 150m). Si la seconde est souvent nommée la Super Crack du Wadi Rum en raison de sa rectitude, on a tous largement préféré la première de toute beauté, ça pourrait encore continuer quelques centaines de mètres qu'on ne s'en porterait pas moins bien. La voie numéro 1 de mon séjour. Une superbe fissure variée dans un rocher dément.
Là ça y est je commence a voir une issue positive à mes projets, du coup, j'en profite pour proposer à Marie d'aller faire un tour dans le Bal des Chameaux, (une voie des frères Rémy en TD-, 5+ et 110m). Pour le coup c'est une vraie voie des frères Rémy, larges fissures et renfougne au programme. Deux rappels pour redescendre dont un qui passe par l'œil du chameau, tout un programme.
Fini le désert et retour à Rum village en passant au pied de l'arche de Burdah et par le camp de désert d'Atayek notre hôte à Rum. Au menu du soir poulet, patate, courgette, carotte et évidemment riz, le tout cuit dans un four dans le sable, trop bon.
Partir sans avoir fait The Beauty (TD 6b, 150m) était inenvisageable, là encore dommage que ce ne soit pas plus long, l'approche est complexe mais notre repérage du premier jour nous a permis de l'optimiser. ça n'a pas servi à grand chose puisque lorsque nous arrivons au pied, il y a déjà une cordée d'espagnols dans la première longueur. On a le temps, il fait beau comme tous les jours et la voie reste à l'ombre. Grande classe cette voie encore, vraiment. On poursuivra la journée par une boucle dans le désert histoire d'aller voir la face ouest du Nassrani et la dune de sable rouge à ses pieds. Le retour par un canyon hyper encaissé a lui aussi contribué à la réussite de la journée.
Dernier jour de grimpe, cette fois avec Jojo, on décide de ne pas aller trop loin, un brin de fatigue commence à apparaître, un départ le soir pour Petra avec les sacs à faire, tout ça nous pose aux pieds d'Inferno (TD, 6b, 150m) et de Troubadour (TD+, 6b, 100m) dans la face est du Jebel Rum. Deux lignes encore démentes, de vraies fissures, un dièdre parfait le tout sur un rocher vraiment bon. Du coup on ne pousse pas dans Goldfiger de peur d'être déçu. On a notre compte, on est heureux et on a envie d'aller se poser.
Pour notre dernier jour en Jordanie, on ira faire un tour à Petra avec ses incroyables temples taillés dans le grès. Des monuments qui en disent long sur la richesse et le savoir faire des nabathéens, tout simplement époustouflant. En prenant une option matinale (entrée sur le site à 6h30) nous ne sommes pas gênés par le monde, ce n'est qu'au moment de quitter les lieux vers 16h que nous nous rendons compte de la quantité de personnes qui est venue s'amasser autour des premiers temples. Nous avons fait une boucle "marchante" mais nous étions au calme, le top.
Et ça s'est sans parler des couleurs incroyables que peut prendre le rocher par endroit,une palette de peintre.
Avec 12 heures d'escale à Istambul, comment ne pas céder à l'appel du grand bazar et de la Mosquée Sainte Sophie. Pour cette dernière, ce sera pour une prochaine fois, trop de monde, trop de queue. Autant de monde après ces 12 jours dans le désert, c'est trop. Déjà le grand Bazar, c'est le bazar sans avoir à faire la queue, si en plus il avait fallu attendre en piétinant...
Pendant tout ce temps, les copains ont réalisé lionheart, (ED-, 6b+, 350m) ; Hiker's road (TD, 5+, 500m), La Guerre Sainte (ED+, 7b, 450m), Alan and his pervers frog (TD+, 6b, 150m), des balades dédouines à travers les incroyables canyons de Rum, de la plongée à Aqaba en mer rouge, un petit tour à la mer morte.
Une jolie réussite pour tout le monde.
Quelques photos de plus sur l'album picasa. Elles devraient voir des copines se joindre à elles d'ici quelques jours



















Merci Poulet!!:)
RépondreSupprimerSi un jour tu décides d'y aller, tu as déjà quelques informations ;-)
RépondreSupprimerDeux articles dans la même journée... Faites gaffe de pas planter le serveur du blog!!
RépondreSupprimerSurtout que ça fait deux beaux et longs article... Vivement que ka neige se pose que je puisse moi aussi vous faire une tartine!!!
j'ai mis les photos à jour et j'y ai mis des commentaires
RépondreSupprimerles photos sont vraiment magnifiques, ça manque de sentiers praticable a velo à mon gout mais ça a l'air terrible quand même!!!
RépondreSupprimerPour le vélo il faut des pneus fat, c'est quand même vachement sableux
RépondreSupprimerfat? c'est quoi cette théorie fumante??, ne fait pas conseiller pneumatique pour ton fils quand il se mettre pour de bon au vtt..
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