dimanche 29 septembre 2013

De la mer à la montagne

     Les dimanches après midi de cette année ont été le théâtre de sortie dominicale intense ... Assez intense pour que de cet entraînement naisse le beau projet de descendre à XXmille en faisant le plus de sentier possible.
    L'idée est belle, ce parcours à déjà était réalisé. On entend par ci par là l'avis de chacun:
- Le faire en un seul jour
- Dormir dans un refuge
- Faire un bivouac à Sanson
    L'option finale et appliquée sera celle du bivouac. Option entièrement possible grâce au super staff technique nommé "Papa Boulanger". Les grandes lignes du projets maintenant tracées, il nous reste à décider du tracet à emprunter les jours J.  Kim et moi même utiliseront les différentes options de google (map, earth et search) pour enfin établir le parcours et les impératifs horaires, ce qui nous donne départ de Casterino, le col de Tende, le col des Seigneurs, le Pas du Tanarel, et la baisse de Sanson. Une première journée qui fait tout de même 60km et près de 2000m de positif ... Ça s'annonce dur pour les cuissots surtout quand on connaît l'état de la route du Marguareis,  un mélange de physique et de technique pas toujours évident à négocier. Pour le deuxième, on fera tout simplement confiance au balisage italien de la Alta. Via dei monti liguri. Un tracé qui correspond à notre projet.


     Il est samedi matin8h30 a la Meranda, le temps est au beau fixe, Kim est là, Wanda est là, Denis est là, moi je suis là, et Alex... arrive. Il arrive avec des affaires pour le bivouac que l'on rangera dans le Jimmy en passant, et une fourche: alex envisage de changer de fourche le soir au bivouac afin d’être plus à l'aise le lendemain( c'est un pari osé).
le camion chargé on monte à Casterino sans trop de difficulté, à peine le temps de décharger les vélos que l'intenable Raph s’envole déjà en tétè du groupe avec son pédalage "baroque", il laisse de l’énergie mais tout le monde sait qu'il en possède en trop... mdr
     Tout le groupe roule a une bonne allure, seul Denis se fait du souci sur ses capacités physique mais on réussira a le convaincre qu'il n'a pas de souci à se faire. Au niveau du Col après avoir croiser un guide local un peu barré prénommé hophophop, Raph et Pierro nous lâchent parce qu'il doivent dormir dans l'aprem (et oui ils font une fête a Frache le samedi soir alors vaut mieux qu'ils y arrivent frais).
     La fin de la grosse montée de la journée se profile en haut des pistes de ski quand Denis me fait remarquer que la piste est étonnamment lisse, je crois qu'il souhaite intérieurement que cet état (proche du billard) dure le plus longtemps possible... et son souhait fut exhaussé. Les 60km du premier jours s’effectueront sur une piste refaite à neuve. Un vrai régal, des conditions propices à faire péter un record du tour!!

     Une belle première journée de fini quelques faits mécanique mais jamais rien de problématique. Les kilomètres sont parcourus, le dénivelé est avalé et les fessiers sont confits!! Mais tout nous souci de postérieures sont comme oublié lorsque nous sommes arrivés à la baisse, là, on a pu découvrir à quel point avoir un bivouac un peu organisé faisait du bien a l'esprit... un repas, des tentes, des tables, un petit feu, du PQ tout ce qu'il fallait prévoir était prévu même les bières, même l'atelier mécanique (réparation de chambres à air, changement de fourche, entretiens ...) tout était parfait, même le levé de lune... Voilà le sentiment de réussite et de bien être que nous pensions avoir atteint avant d'aller se coucher... mais comme il y a toujours un "mais", les gentils jeunes (dont le principal  responsable est le beau frère de notre chère Kim) qui faisait la fête à Frache, ont prit l'initiative de faire partager leur gout prononcé pour la house avec... toute MA montagne!! Nous avons donc du nous taper le putain de bommbomm perpétuel propre à ce genre musical (si il en fut un réellement) toute la nuit et le petit déjeuné durant... mais par politesse vers 8h30 du matin alors que l'on s’apprêtait à repartir ils ont coupé la musique.
La deuxième journée est plus intéressante a raconter car elle est la partie la moins connue du parcours. Elle est aussi la partie qui constitue l’intérêt de la sortie et ,mais cela est propre a moi, une des plus belles sorties de vélo que j'ai pues faire. La montée à Marta de bon matin nous permet de nous réchauffer, tomber quelques couches d'habits et de prendre de la hauteur. Non parce que franchement quand tu es à Marta normalement tu ne peux que descendre... oui enfin jusqu’à la prochaine montée! Voilà le principe récurent de toute la journée: une descente un peu longue un passage dit de carte postale puis une montée pour nous rappeler que la journée fait elle aussi 60km et surement 1500m de positif !! Je ne peux pas faire la description de chaque descente ou chaque montée, non pas que je n'en ai plus de souvenirs mais il faudrait des pages entières pour raconter la beauté de ces sentiers au flanc du Mont Torragio, des pistes forestières remplies de champignons ... et d'ermite aussi, malgré une petite brume qui nous a empêchée de voir la mer tout du long (elle nous aura peut-être évité les coups de soleil). On aura profité de chaque instant ... même si les instants furent longs et bizarrement infinis sur les fins de la sortie. Des petites baisses de moral, la fatigue pointe son nez un peu plus chez certain que chez d'autres, mais clairement la beauté de cette dernière section de sentier qui domine la Roya et qui offre un point de vue sur Dolce Acqua d'une rare beauté permettent de combattre la fatigue morale et les douleurs musculaires. Quelques problèmes mécaniques (plus 600km en un weekend en cumulé pour nos monture quand même!) bien résolût par la maitrise de Denis et mes astuces.

     Une arrivée sur XXmille par un dernier sentier vraiment joli, un peu technique histoire d'avoir l'impression de faire des soleils face à la mer... et d’ailleurs il y a en avait un autre de soleil mais lui était face à nous et au dessus la cote, couchant mais d'une beauté (surement amplifiée par ce parcours).
    Un petit kebab mangé sur la plage, encore de bons fou rire, chacun se remémore les plus beaux moments de la journée, pour moi le choix et encore difficile tellement cette trace entre les vallées me semble improbable par sa beauté, une beauté qui nous transporte, qui nous fait nous demander si l'on se trouve bien par chez nous... et bien oui c'est par chez nous ici et ce sentier est encore la preuve qu'on habite entre Mer et Montagne!!










3 commentaires:

  1. Jolie promenade.
    Faut vraiment qu'on réfléchisse à mon tour du quartier, je suis persuadé que ça doit être du même genre, le vélo et la mer en moins, les sommets et les arêtes en plus.

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  2. en effet la logistique padresque fait bien la difference. Jolie ballade les cochons!!

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  3. Oui maintenant ce qu'il faut faire c'est de claquer le parcours dans la journée... gros défi mais ça peut se faire, y aura pas forcement moins de logistique ( ce qu'on perd dans l'intervention d'une personne se compense par la quantité d'aliment a prendre et de matériel...) et en plus c'est tellement plus beau que l'autre course montagne-mer qu'il y a par chez nous!! mdr

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"Be the change you want to see in the world"
Gandhi
If a man walks in the woods for the love of them half of each day, he is in danger of being regarded as a loafer. But if he spends his days as a speculator, shearing off those woods and making the earth bald before her time, he is deemed an industrious and enterprising citizen.
Henry David Thoreau

“A master in the art of living draws no sharp distinction between his work and his play; his labor and his leisure; his mind and his body; his education and his recreation. He hardly knows which is which. He simply persues his vision of excellence through whatever he is doing, and leaves others to determine whether he is working or playing. To himself, he always appears to be doing both.”
Chateaubriand