jeudi 21 août 2014

21 aout 2014

5 ans, c'est hier, 1825 jours comme si c'était hier. Ils sont rares les jours où je ne pense pas à toi mon poto, très rares. Et si j'oublie, mon petit Theo Michael, un chouette petit clown, est là pour me rappeler que je n'aurai jamais le bonheur de te présenter à mes loulous. T'aimais tant me parler de ta "boune", ta Maia la belle. Putain comme j'aimerais qu'on ait la chance de devenir des vieux papas, grincheux, peureux et fiers de nos petits, ensemble. Tu me manques Mika, tous les jours. T'adorais m'appeler grand zguegue, grand con, ou simplement la grande. T'es le grand absent dans ma vie. Bordel toutes ces aventures que j'aimerais partager avec toi, par email, par skype, avant de  finalement aligner nos étoiles, nos emplois du temps et enfin faire ce road trip américain que tu te reprochais tant de n'avoir pas fait. Que je te reprochais de n'avoir pas fait. Des reproches... On était pourtant pas du genre à attendre demain pour se marrer, s'arsouiller un coup et se jeter à poil dans un lavoire, histoire de pas regretter demain.

J'ai grimpé 5 flatirons ce matin. D'abord avec un pote, puis j'ai continué seul, en mode automatique, mes pensées perdues dans le temps, dans l'espace, d'Arimonda que tu détestais tant au Marguareis, notre dernière vireé en ski, de Sialouse à Aiglun, du Vercors aux Calanques, des Merveilles à l'escabane. 5 Flatirons, plus de 1500m d'escalade, facile, très facile, mais ça fait du chemin et des opportunités de penser. Ca aussi j'aurais aimé le partager avec toi. Ma nouvelle vie, à laquelle il m'a fallu du temps pour m'adapter mais que j'aimerais tant partager aujourd'hui, parce qu'elle est vraiment chouette.

15min de vélo et 5h d'aventure. J'ai les pieds défoncés et l'esprit rassasié d'avoir pensé à toi et à toi seul pendant quelques heures.

J'oublie pas, j'oublierai pas ta joie et ton talent pour ouvrir les esprits les plus tristes et fermés, pour leur faire passer 5 bonnes minutes.

I miss you mon pote. Tu fais chier d’être parti si vite, grand con...

En route à 5h40

6h10, lever du soleil


Au pied du premier Flatiron, 300m


Sommet du troisième, la fin pour Mike qui doit être au boulot à 10h


la photo est loupée mais le coeur y est, je suis seul et dans l'inconnu, je n'ai jamais grimpé le 4eme et le 5eme

C'est meme pas l'Utah, c'est l'arche royale de Boulder. Le sentier est sans issue du coup je n'y étais jamais passé en courant

Toute la matinée les turkey vaultour (les dindes vautour!!!) tournaient, parfois très très près. J'en ai entendu plusieurs me passer au dessus de la tete avant meme de les voir. Ce sont les vautours de Lucky Luke








Le 1-2 et 3 vus du sommet du 4

Le périple vu de la route en rentrant à la maison. de droite à gauche, le premier, très chouette, que je connais le mieux, 300m. Le second, sans grand interet, le plus facile. Le troisième, le plus célèbre. Le 5eme est le plus à gauche avec le sommet pointu. Et juste à droite, le 4eme, le plus gros, 500m, répétitif et pas génial, dur dur pour finir en plein cagnard.

1 commentaire:

  1. pour moi une simple soirée aux merveilles, en solitaire. mais accompagné d'un duvet qui tient pas le chaud et de rafales de vent dépassant allègrement les 80km/h. Une nuit franchement pas évidente tant ma peur-osité dans ces moments est présente, mais une nuit que je suis pret à refaire chaque année, chaque fois que ce sera possible car les merveilles et mike pour moi c'est synonymes, c'est grâce à lui que j'ai envie d'y monter couvent, et c'est toujours à lui que je pense quand sur le petit pont cabane à sassi et mont des merveilles s'alignent...

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If a man walks in the woods for the love of them half of each day, he is in danger of being regarded as a loafer. But if he spends his days as a speculator, shearing off those woods and making the earth bald before her time, he is deemed an industrious and enterprising citizen.
Henry David Thoreau

“A master in the art of living draws no sharp distinction between his work and his play; his labor and his leisure; his mind and his body; his education and his recreation. He hardly knows which is which. He simply persues his vision of excellence through whatever he is doing, and leaves others to determine whether he is working or playing. To himself, he always appears to be doing both.”
Chateaubriand