dimanche 6 mai 2012

Maroc 2012

Tout commence à l'aéroport de Nice. Il faut attendre l'avion qui aura presque une heure de retard.


3 jours sur Marrakech avec Sophie et Saul. Ce sera l'occasion de commencer à boire et reboire du thé à la menthe, de faire une ballade dans la vallée du Zat, de s'exercer à l'art du Tadelakt, de faire un tour dans la tumultueuse Marrakech et d'y visiter son musée.

Mais surtout de passer du bon temps ensemble à la Ferme Berbère.

Lors de notre promenade dans la Vallée du Zat, on aura pu redécouvrir quelques couleurs et ambiances approchées il y a deux ans. Du transport collectif au muletier solitaire, il existe plusieurs moyens de locomotion.



 
Ce sera aussi l'occasion pour Ali, notre guide du jour de nous donner le recette du thé à la menthe, c'est long à faire et pour y goûter, il faudra passer à la maison. Deux petites variantes avec un thé à l'absinthe et au safran.
Le classique reste mon préféré.














 
Après ces trois journées sur Marrakech, nous sommes récupérés par Mustapha qui sera notre guide pour les six jours suivants, Mouss est le copain de Myriam que j'ai rencontrée à l'UF2 de l'accompagnateur en montagne, il est diplômé de l'école de Tabant, natif des Aït bou Gmez et fils d'un des tout premier guide de la vallée. Partir avec lui c'est s'assurer d'avoir des portes qui s'ouvrent, de rencontrer des gens, d'avoir des explications à tous les niveaux (faune/flore/histoire, ...) Direction donc chez lui dans la vallée des Aït Bou Gmez au pied du J'bel M'Goun (4068m) dans le Haut Atlas Central.

Le fond de la vallée se situe entre 1700m et 1900m. Sa grande largeur et la présence de l'eau en font une zone de culture privilégiée par les villageois des 31 villages qui composent la vallée.

Outre les céréales, blé, orge, seigle, il y a aussi beaucoup de fruitiers notamment pommiers et noyers.

L'ensemble des tâches agricoles est souvent réalisé à la main de manière traditionnelle grâce à la traction animale.

Nous commençons notre séjour dans la famille de Muss avec un couscous à la semoule de maïs, intolérance au gluten oblige. Christine en rêve encore. De ce côté là aussi il faut souligner le professionnalisme de toute son équipe, changer les recettes traditionnelles pour les adapter aux intolérants alimentaires n'est pas une chose facile, ils ont relevé le défi de belle manière.

En rouge sur la carte, les différentes étapes de notre séjour. Le fond de carte est tiré du livre de Titouan Lamazou sur son année en pays Berbère. On y retrouve outre le portrait de Mouss enfant, celui de sa mère et de son père. Un beau livre à consulter avant de partir où on retrouve beaucoup d'informations sur les vallées que nous avons visitées, il est malheureusement épuisé.

Première journée de randonnée en direction de Tadghouit, au milieu des pommiers et des canaux d'irrigation. Le temps menaçant et un plongeon salvateur (pour son frère) de Nils dans un canal, nous repousseront chez l'habitant pour le repas de midi. L'itinéraire est modifié et nous remontons sur un plateau aux cultures sèches direction Iskattafene avant de rejoindre Imelghas.


Swan nous prouvera ses capacités d'adaptation en trouvant le moyen de s'endormir sur la mule, par la suite il chevauchera seul sur le dos de l'animal, un vrai petit Berbère.

Princesse éphémère et princesse du rocher sur le site de Timit, Liv fini la journée en beauté.







Nous repartons d'Imelghas pour aller visiter le marabout de Sidi Moussa. Grenier fortifié au sommet d'une bute, où chaque famille disposait d'un compartiment pour stocker sa réserve en cas d'attaque. Le monument, restauré par un financement de l'UNSECO est gardé par un très vieil homme qui se charge de l'entretien général, vue exceptionnelle sur la vallée.

Après une visite de Tabant en plein souk, on file sur les traces des dinosaures, avant de rejoindre notre bivouac qui se trouve au pied d'une falaise équipée (à la marocaine, spit de 8mm et de 10mm quand tout va bien).

Pour notre troisième journée, nous poursuivrons la visite des villages avec notamment la visite d'un moulin à eau d'une technicité exemplaire, tout à été pensé et les minoteries occidentales n'ont qu'à bien se tenir.

Un second bivouac accompagné de bonnes grillades et de la découverte d'un autre site d'escalade, laisseront de jolis souvenirs.

Encore une petite boucle dans cette belle vallée avec la découverte de la gorge d'Arous avant de partir pour une liaison 4x4 pour les Aït Bou Oulli ou la vallée des couleurs. Un premier parcours nous permet de gagner le Tizi N'Tighiyst au pied du Rat (3601m) où on retrouve des gravures préhistoriques pouvant rappeler celles des Merveilles (poignards).


Nous dormirons chez l'habitant à Iglouame. La visite de ce village, en plus des couleurs incroyables qu'on y trouve sera l'occasion de rencontrer un potier. Les enfants auront la possibilité de s'essayer au modelage sur de l'argile extraite à quelques mètres de la maison de ce dernier. Le four des plus rudimentaires est en extérieur, à même le sol. Il tourne essentiellement des plats à tajine et des plats de service (à voir à la maison)

Concours de circonstance qu'il faut savoir saisir, Mouss en rendant service se trouve invité, et nous par voie de conséquence, dans la cuisine traditionnelle d'une casbah.

Toujours à Iglouame, cette fois rive gauche de la rivière, nous voici chez le menuisier. Incroyable bonhomme au savoir faire qui remet pas mal de choses à leur place, en guise de moteur sur son tour : une branche d'arbre, une corde et une jambe. Le résultat est bluffant (à voir à la maison).


Un dernier petit tour dans les collines à proximité d'Iglouame pour aller observer les macaques de Barbarie. La chance aura été avec nous puisque nous aurons l'opportunité d'en observer une quinzaine dans les noyers.
 



Après un match de foot de rue, un dernier tajine, une trop courte nuit chez Mouss et Myriam, il est temps de regagner l'aéroport pour profiter du lever de soleil sur l'Atlas.


Pour retrouver encore plus de photos (97), rdv sur la page picasa

Et une petite vidéo en complément.


4 commentaires:

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  2. Wow, je juste a commencer a fouiller dans ceci, mais j'ai deja l'impression que votre vacances etait enorme.

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  3. vraiment des belles photos pour un séjours qui apparaît comme super sympa et un peu différents des circuits touristiques!!!!

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  4. Différent, je ne sais pas, ça dépend aussi de ce que tu en fais. Les Ait bou gmez font partis des grands classiques du trek. En tout cas c'est vraiment un chouette coin et le fait d'avoir quelqu'un qui connait ça aide encore plus, vive les guides et accompagnateurs !!

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"Be the change you want to see in the world"
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If a man walks in the woods for the love of them half of each day, he is in danger of being regarded as a loafer. But if he spends his days as a speculator, shearing off those woods and making the earth bald before her time, he is deemed an industrious and enterprising citizen.
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“A master in the art of living draws no sharp distinction between his work and his play; his labor and his leisure; his mind and his body; his education and his recreation. He hardly knows which is which. He simply persues his vision of excellence through whatever he is doing, and leaves others to determine whether he is working or playing. To himself, he always appears to be doing both.”
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